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À la découverte de l’histoire d’une entreprise séculaire

L’intervenant vous propose une immersion dans les archives publiques et privées de l’entreprise pour découvrir l’histoire de sa création, son fonctionnement et sa production. Il s’agit d’une des plus importantes usines de peignes de l’Ariège, un rendez-vous avec le patrimoine industriel à ne pas manquer.

À la découverte de l’histoire d’une entreprise séculaire Ariège PyrénéesLa présence d’industries sur la commune de Lesparrou est attestée depuis le XVIIe siècle au moins. Utilisant la force hydraulique, de nombreux moulins, une forge à la catalane et un martinet s’y installent dans le courant du XVIIIe siècle.

La fabrication de peignes en Pays d’Olmes remonte au Moyen-Âge si ce n’est pas plus tôt. L’usine Bigou est créée en 1854 au hameau de Campredon par Jean-Baptiste BIGOU (arrière arrière-grand-père de Pierre AZEMA, le propriétaire actuel). En 1861, une autre usine de peignes voit le jour à Campredon fondée par Frédéric AZEMA sur l’emplacement de l’ancien martinet. Au début du XXe siècle, le mariage de leurs descendants entraîne la création de l’unique entreprise Azema-Bigou.

Dès lors, le hameau de Campredon, devient un des foyers les plus importants dans la production de peignes. Le matériau utilisé par les premiers fabricants est le buis, très abondant dans le massif du Plantaurel. Au XVIIIe siècle, une nouvelle technique majeure est introduite dans la fabrication des peignes : le travail de la corne d’animaux, locaux dans un premier temps, puis d’importation dès le début du XIXe siècle (la corne étant un matériau plus noble que le bois avec une valeur ajoutée plus grande).

En effet, avant l’apparition du peigne en plastique, le Pays d’Olmes a longtemps été associé à l’industrie du peigne en corne qui a connu son âge d’or au XIXe siècle et pendant la première moitié du siècle suivant grâce à la mécanisation de la production. Aujourd’hui, seulement deux fabriques sont encore en activité en Pays d’Olmes, leurs propriétaires ont d’autant plus le souci de pérenniser un savoir-faire transmis de génération en génération. Autour de nous, le paysage garde encore plus que des traces des heures de gloire du peigne en corne, patrimoine qui mériterait d’être davantage mis en valeur.

Le rendez- vous est à l’usine Azema-Bigou au hameau de Campredon à 14h. Le tarif est de deux euros.

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