Les ariégeois conquièrent le Monde

Margaux, La parenthèse américaine.

Margaux, La parenthèse américaine.  Ariège Pyrénées
Le 17 décembre 2014, j’ai quitté l’Ontario et passé 23 heures dans un Greyhound direction Concord, NH. C’est chez Tara, Nat et leurs 3 enfants. En 2011, j’avais passé 2 mois d’été chez eux pour parfaire mon Anglais.
A l’époque, en quelques jours je me sentais comme en famille. Cette année, improvisation de dernières minutes, deux messages privés sur Facebook(TM) plus tard, ils avaient remué ciel et terre pour que je ne sois pas perdue seule sur le continent américain.J’arrive le 18 décembre : ils m’accueillent à bras ouverts, mais partent le surlendemain à 2500 kms de là. « No problem, Margaux ».
En trois mots, ils m’expliquent qu’ils me prête une de leurs voitures et d’aller chez leurs amis qui m’accueillent pour Noël.Road-trip au volant d’une Volvo rouge : je débarque le 19 décembre chez Christa, Peter, leur enfants Liv et Nils et leurs 8 chiens de traineaux. C’est une famille de mushers qui vit dans un splendide chalet en bois, entre ciel et montagne hors les sentiers battus du New Hampshire. Je me rends compte, rapidement, que je ne connaissais pas la signification du mot « Hospitalité ». Comment expliquer ?
De parfaite étrangère je deviens membre de la famille en 24 heures. Quelle leçon de vie ! Pendant 10 jours je suis logée, nourrie, ils partagent toutes leurs activités et bonus, j’ai l’opportunité d’assister à un entrainement avec leurs chiens. Un moment magique !
Au cours d’un dîner, des amis à eux qui m’ont confié avoir eu « beaucoup de mal à choisir le pain, avec une française à table ». Et puis bon, je vous le dis, mais ne riez pas, au souper, ils ont sorti leur meilleur vin …. du frigo (bouteille en plastique et étiquette illustrée d’une plage et des tongs). Je trouve l’attention très mignonne et je suis touchée de voir les efforts que chacun engage. C’est vraiment gentil.Début janvier, Tara et sa tribu rentrent. Je devais les quitter aujourd’hui, le 27 janvier, mais le blizzard du siècle s’est invité. 3 000 avions cloués au sol ; moi, coincée à Tamworth.
A la fois, je profite quelques jours de plus de « ma famille d’Amérique ». Tara, Nat et leurs enfants sont drôles, gentils et ne ressemblent aucunement aux stéréotypes que l’on a des Américains : chez eux, les portes ne sont jamais fermées à clé. JAMAIS. Ils quittent la maison pour trois jours … sans rien verrouiller. On mange bio et local. On passe des après-midi entières à la bibliothèque, au ski, à la piscine, à l’escrime ; en fait, chaque jour est une nouvelle aventure ! Je les adore.Pour résumer, ma parenthèse américaine est similaire à une cousinade. C’est joyeux. Imprévu. Plein d’émotions. De moments forts. Je suis impressionnée de la manière dont je suis reçue. Je vis des instants épiques : quand je dis « No, I’m French. » les gens sont surpris. Ils s’imaginent qu’un Français c’est marinière-béret-baguette et bouteille de vin rouge ! Ou alors, une parisienne filiforme, en Chanel de la tête aux pieds.

Dire que ça fait un trimestre que je suis partie.  Qu’est ce que ça passe vite. Enfin, normalement, si la neige arrête de tomber, je pars le 29. Cap au Nord-Est. Je vais en Nouvelle-Ecosse.

C’est à environ 700 kilomètres d’ici mais je dois prendre un avion (à hélices …) à Manchester, escale à New-York direction Halifax en avion à réaction. De là, un bus en direction de Kentville où ma nouvelle famille d’accueil d’Annapolis Royal vient me chercher.

Il est prévu que j’aide dans un petit hôtel … mais ça, c’est une prochaine histoire

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