Foix Haute-Ariège

Auzat se souvient – exposition du 1er février au 3 avril

affiche-auzat-ariegeL’Ariège était loin du front, bien sûr, mais comme tous les départements français, elle a subi ce cataclysme dans sa chair. Les hommes sont partis dans l’enfer des tranchées, des milliers  (6000 ? 7000 ?) ne sont pas revenus, tant d’autres sont rentrés blessés, gazés, mutilés, traumatisés. Entre 1911 et 1921, le département a perdu 12% de sa population dont la plus grande part est imputable à la guerre, tant au nombre de tués qu’au déficit des naissances.

Les archives de l’Ariège, parallèlement aux actions de cérémonies du Centenaires de la Grande Guerre, nous renseignent en abondance sur l’état d’esprit de la population et son évolution au cours des années, sur les moyens de faire tourner l’économie en l’absence des hommes, sur le rôle des femmes, donc, sur les problèmes de ravitaillement, sur les usines mobilisées dans l’effort de guerre, sur la hantise de l’espionnage dans ce pays de frontière…

Une exposition itinérante a été réalisée pour l’occasion par Christine Rouaix, chargée notamment des expositions itinérantes pour les archives Départementales de l’Ariège, qui a réalisé un important travail de recherche sur le sujet afin de finaliser cette belle exposition.

Tout au long de ces dernières années, une action de sauvegarde du patrimoine privé a été menée, relayée à plusieurs reprises par la presse locale qui a joué un rôle très efficace. L’appel portait en priorité sur la sauvegarde de documents originaux : plusieurs dizaines de dons ont été enregistrés, portant chacun sur des ensembles de photographies, de lettres, de carnets et d’objets de toutes sortes (médailles, « artisanat des tranchées ») envoyées par les Poilus à leur famille ou ramenés par eux ; ou sur des collections de documents concernant la guerre édités plus tard (collections de presse, disques, plaques photographiques). D’autres personnes ont prêté des documents pour numérisation : 18 premiers fonds ont été ainsi reproduits.

Ces lettres, ces objets gardés dans une boîte, dans un tiroir, par amour d’abord pour celui qui était parti et qui trop souvent n’était pas revenu, puis par respect et par fidélité familiale ont été confiés pour qu’ils soient conservés dans les conditions optimales et qu’ils puissent servir à l’histoire. Nous devons être, en être, d’autant plus reconnaissants à ceux qui ont choisi de le faire. La collecte continue. Elle s’amplifie même avec un appel lancé aux témoignages oraux. Il n’y a plus de survivants, mais il reste encore des personnes qui ont entendu parler leur père, leur grand-père, un oncle, un parent, qui les ont vus vivre comme le pouvaient avec leurs souvenirs ou malgré leurs souvenirs.

Un ouvrage accompagne l’exposition.
Tout cela est présenté depuis le 01 février jusqu’au 03 avril 2016 à la maison des Patrimoines Le Barri à Auzat.

Renseignent au 05 61 02 75 98 ou sur www.lebarri.eu

Durant les vacances scolaires, Le Barri est ouvert du samedi 6 février au dimanche 6 mars inclus du mercredi au dimanche de 15h30 à 18h30 (fermé lundi et mardi) .

L’exposition est visible les autres jours sur RV.

Crédit photo : ADA09 et Communauté de communes d’Auzat et du Vicdessos.

Exposition et entrée au musée gratuites

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