Arnave a été construite sur les rives du ruisseau de même nom, l’Arnave. Il est essentiellement alimenté par un autre cours d’eau, le ruisseau de la Montagne qui prend sa source sur le versant de la montagne dite de Cazenave, au pic de la Lauzate. D’autres sources et ruissellements des montagnes l’alimentent. Il se jette dans l’Ariège quatre kilomètres en aval du village d’Arnave, à hauteur de la commune de Bompas.
L’Arnave serpente au travers des hautes vallées, plusieurs cascades le brisent par endroit et donc certaines sont impressionnantes, citons celle communément appelée « la poêle » à l’accès assez difficile.
Vers 1890, des ouvriers, qui travaillaient sur le chemin qui va d’Arnave à Tarascon, ont mis à jour une sépulture de l’âge du bronze et divers objets remontant à l’époque de la pierre polie mêlés aux objets de l’âge de bronze.
Au siècle dernier Arnave possédait une carrière de gypse qui est connue pour les pièces de collection d’anhydrite.
Insolite
La Chapelle romane Saint-Paul d’Arnave, est considérée comme une des plus anciennes du département. L’édifice, situé au-dessus du village, remonte aux Xe et XIe siècles. Jules d’Ancelin, baron de Labaume, y repose. La chapelle était en effet possession de la Baronnie de Labaume jusqu’au milieu du XXe siècle, date à laquelle elle fut cédée à la commune pour en effectuer la restauration.
Le lieu est aussi connu pour sa pierre noire, censée guérir du « Haut-Mal », c’est-à-dire de l’épilepsie, lorsque le malade dort une nuit entière la tête dessus. Grâce aux légendes de guérisons miraculeuses, l’endroit fut longtemps lieu de pèlerinage
Faute de pouvoir abolir ce culte païen, la chrétienté a érigé à cet endroit une chapelle dédiée à Saint-Paul. La pierre est conservée dans une cabane prés de la chapelle.
