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Amadou et Mariam en concert à l’Estive

Originaires de Bamako, Amadou et Mariam se sont rencontrés en 1975 à l’institut des jeunes aveugles. Depuis l’âge de 6 ans, elle chante dans les mariages et les baptêmes, tandis qu’à 2 ans Amadou tâte déjà des percussions… Il devient membre de l’Orchestre National du Mali, joue de la guitare dans le groupe légendaire « Les Ambassadeurs du Motel de Bamako ».

Amadou et Mariam en concert à l'Estive Ariège Pyrénées

crédit photo l'Estive

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Originaires de Bamako, Amadou et Mariam se sont rencontrés en 1975 à l’institut des jeunes aveugles. Depuis l’âge de 6 ans, elle chante dans les mariages et les baptêmes, tandis qu’à 2 ans Amadou tâte déjà des percussions… Il devient membre de l’Orchestre National du Mali, joue de la guitare dans le groupe légendaire « Les Ambassadeurs du Motel de Bamako ».

Uni dans la vie et sur la scène le couple a développé un sens aiguisé de l’altérité qui rime avec diversité. Leur succès se confirme disque après disque, tournée après tournée. Mêlant le blues, des rives du Niger à celles du Mississippi, chant traditionnel et énergie brute des guitares électriques leur musique a accroché l’oreille de producteurs comme Manu Chao avant de les propulser en première partie de U2 ou de Coldplay, attirer à lui des artistes comme Keziah Jones, -M-, ou Bertrand Cantat.

S’ils ne renient pas leur identité complexe en  revendiquant l’héritage des griots, ils ont également été très tôt marqués par la musique anglo-saxonne et la variété française. « A l’époque, tous les jeunes avaient des surnoms. Moi, c’était Jimmy Hendrix », se rappelle Amadou. « Et moi, c’était Sheila, j’ai encore des copines qui m’appellent comme ça », renchérit Mariam. Elle compose des mélodies la nuit, lui préfère le petit matin. « Ensuite on discute, on échange », dit Amadou. Leur fils cadet, Sam, joue dans un groupe de rap, les deux autres enfants s’occupent du « management » du tandem.

Une petite entreprise familiale entièrement tournée vers la musique. Leurs mélodies font désormais danser le monde entier, mais cette joie de vivre à l’africaine, souvent célébrée dans leurs chansons, ne masque-t-elle pas les malheurs d’un continent ? « Nous savons que l’Afrique souffre mais il ne faut pas oublier que, même en temps de guerre, les gens continuent à mener leurs vies, à chercher des moments de bonheur », souligne Amadou, pendant que Mariam acquiesce silencieusement.

C’est peut-être ce Mali-là qu’ils portent encore en eux : une période pleine d’espoirs et de vitalité.

C’est leur dernier album « Folila » qui vous fera danser pour oublier l’hiver !

 Samedi 11 mai à 20h45 à l’Estive de Foix – Salle polyvalente 
 Renseignements et réservations au 05.61.05.05.55 / www.lestive.com

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