Les ariégeois conquièrent le Monde

Margaux, six mois déjà !

Margaux, six mois déjà ! Ariège Pyrénées

Dire que la veille de mon départ de France, je pensais rester les six mois d’hiver en Ontario au chaud, avant de mettre le cap plein Ouest avec pour objectif la Colombie-Britannique. En fait, au bout de six semaines en Ontario je suis retourné vers l’Atlantique. Première leçon : mes projets n’ont pas cessé d’évoluer. Et finalement, que pour du mieux !

2 Au cours de ces 26 semaines, je me suis énormément attachée aux fabuleuses personnes qui m’ont ouvert tellement plus que leur porte. Jamais je ne les remercierai assez : Jane, Tara et Nat, Christa et Peter, Jenna et Wesley. Chacune a confié à l’étrangère que j’étais la vérité de son quotidien et un petit bout de sa vie, car, en vivant chez l’habitant difficile de « cacher » très longtemps qui on est au fond. On finit par ouvrir son coeur et on partage tout, d’humain à humain. Forcément, j’ai appris beaucoup. Sur les autres. Sur moi-même. Je commence à mesurer à quel point nos points de vue, nos coutumes et nos enjeux sont incroyablement différents selon où nous vivons. Le mode de vie Nord-américain est tellement, mais tellement différent du nôtre.  Toujours plus, toujours mieux. C’est enrichissant cet écart qui existe entre nos conceptions de l’emploi, de la famille, des loisirs, de l’alimentation, de la réussite, mais franchement, le contraste bouscule quand même souvent.

 Un job en forêt

A  Annapolis Royal que je quitte, en pleine débâcle ce dimanche 27 avril, mes journées auront été rythmées par l’emploi du temps très irréguliers de mes hôtes. Comme je l’avais confié lors de ma dernière Newsletter, Jenna et Wes cumulent chacun 2 voire 3 emplois, leur rythme est très actif. Mon rôle est de gérer quand ils travaillent : activités extra-scolaires, cuisine, ménage, linge, de temps en temps l’accueil des clients du motel ; des journées très actives en somme.

Quant à ceux qui se demanderaient pourquoi j’ai pris un PVT (programme Vacances – Travail ) sans avoir encore travaillé soyez rassuré(e-s). C’est imminent. J’arrête un peu la formule solidaire et je vais voir ce que ça fait de gagner sa croûte au Canada. Objectif : mettre quelques sous de côté pour la Nouvelle-Zélande qui arrive à grands pas.

J’ai donc cherché un job. Sur Internet évidemment. Genre chineur … sur eBay. J’ai postulé pour 8 jobs, eu 2 réponses dont une demande d’entretien … sur Skype ! C’est trop moderne !!! Et bim !!! … un job à la clé. Mon premier emploi au Canada. YEAH !

D’après mes premières informations, les charges ici, ce n’est pas une petite affaire. Si les charges des salariés sont aux alentours de 10 %, les « crasseux » (taxes fédérale et provinciale) peuvent faire monter la facture jusqu’à 40 % de la rémunération brute !! Plus on gagne … plus on paye. Bon, les impôts retenus à la source, c’est donc de l’argent de poche qu’on nous verse, deux (ou quatre fois par mois). J’en saurais plus bientôt … je vous raconterai ça.

Les mois à venir seront donc complètement différents. D’autant que là, c’est une famille d’immigrés français que je rejoins. Installée dans la région du Saguenay depuis 5-6 ans, elle est propriétaires de 24 hectares de forêt où elle fait tourner un site éco-touristique (des bulles et des cabanes dans les arbres .. Une sorte d’hôtel écolo). Ils ont l’air d’être vraiment au top et l’endroit est à couper le souffle. La région me fait rêver depuis un bout de temps et je ne désespère pas de voir des baleines dans le fjord du Saguenay.

6Je quitte la Nouvelle-Ecosse dans quelques jours et j’embauche à Sacré-Coeur, pas loin de Tadoussac et Chicoutimi, début mai en tant que femme de chambre/réceptionniste/serveuse. Une fois de plus, la polyvalence est attendue … Une toute nouvelle aventure se dessine pour les quelques mois qui précèdent mon départ du territoire canadien en septembre.

Une vie jalonnée de petits bonheurs 

Okay, il n’est sûrement pas aussi « Windsor » que celui que j’apprenais à la fac lorsqu’on lisait Shakespeare et travaillait notre accent londonien en studio de langues, mais mon Amer-Anglais s’améliore un peu plus chaque jour. Il est efficace et me permet de voyager, d’échanger, de dormir et manger à ma faim tous les jours et, ce qui ne gâte rien, je prends plaisir à enrichir mon vocabulaire. A tel point qu’il m’arrive de chercher mes mots en Français. Déjà !

Les yeux des petits bonhommes que je garde me font chavirer quand ils viennent me voir et me demandent de passer du temps avec eux et inventer des moments uniques. Je me sens utile … C’est chouette

Moi qui avais l’impression d’être plutôt adaptable avant de partir: j’ai fait des progrès.

5De ces six mois au Canada, j’ai appris à rebondir d’une situation à l’autre. Savoir faire d’une journée moyenne un moment inoubliable, ne fait pas tout. C’est plutôt une question d’« attitude » :

Un avion annulé ? … Yes ! C’est un nouveau départ

Un blizzard à l’horizon ? …C’est, pour sûr, un lendemain ensoleillé !

Des heures de bénévolat à rallonge ? … Bah ! Tant d’heures de récup’ pour après »

L’adaptabilité, l’altruisme et la positivité … ça serait ça le secret ?

[callout]Kilomètres parcourus depuis le 30 octobre 2014  11 441 kms
11 heures
d’avion
26 heures de bus
8 heures de train
63 heures de voiture
5 familles d’accueil
331 heures de baby-sitting
2 blizzards
3836 photos
[/callout]

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