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Cochon qui s’en dédit !

« Quel admirable animal que le cochon ! Il ne lui manque que de savoir faire lui-même son boudin ». Jules Renard

« Quel admirable animal que le cochon ! Il ne lui manque que de savoir faire lui-même son boudin ». Jules Renard 

cochon qui s'en dédit Ariège Pyrénées

De décembre à février, c’est les mois du cochon, et ayant découvert hier le mot « pèle porc », et oui personne n’est parfait, nous avons voulus en savoir plus sur cette expression et voici ce que nous avons trouvé.

La pélère, le pèle porc, la porchinère, la tuère le tue-cochon… tous ces termes désigne une seule et même chose, le sacrifice et la préparation du porc.

Il est difficile de situer exactement l’origine du cochon mais on sait qu’il est présent depuis 3000 ans avant JC. Déjà aux banquets des empereurs romains où il régnait en mets de choix, le jambon était très apprécié .

Le tue-cochon dans le cadre familial réclame, en plus d’un estomac bien accroché, un savoir-faire collectif. De la « capture » de l’animal à la confection du boudin, dans le gros intestin prélevé et nettoyé, la « pélère » n’admet ni improvisations ni à peu près…

Même si de nos jours, on se contente de préparer le cochon, l’animal étant la plupart du temps passé par l’abattoir, cette tradition reste toujours vivante, notamment  dans nos campagnes du Sud-Ouest. Les pelères sont de vraies fêtes de famille où se réunissent parents, amis et voisins, elles peuvent même se mettre au même rang que la fête locale.

Nous n’allons pas ici nous attarder sur les détails de la « tuerie » et de la préparation car on peut trouver sur Internet quelques récits issus de sites développés par des passionnés d’histoire locale décrivant méticuleusement ce processus.

Cochon qui s'en dédit !

 Cochon qui s'en dédit !

 

 

 

 

Le pèle-porc restitue aussi tout un vocabulaire par lequel la langue ancestrale, béarnaise et gasconne, révèle toute sa… saveur.

béchigue, vessie, nom du ballon au rugby (la veishiga).
camaou, le jambier, pièce de bois servant à maintenir écartées les pattes arrière (lo camau).
caoutère, chaudière à anse et poignées, chaudron de 75 l au moins, sinon, c’est un caoutéroû (la cautèra, lo cauteron).
chichons, ou graisserons, sorte de pâté analogue aux rillettes (los chinchons, o greisherons).
clithère, fente, interstice, par exemple entre deux planches (la clichèra).
cresté, châtré par un crestadou (crestat, de crestar, e lo crestador).
esquiaou, l’échine, la colonne vertébrale en charcuterie (l’esquiau).
festayre, amateur de fêtes, qui a l’esprit porté à la fête plutôt que fêtard (lo festaire, la festaira).
ganurre, le gosier, ici, la trachée-artère (la ganurra, on dit aussi lo tutèth, la cana).
goula, la gorge et le cou, pièce de charcuterie (lo golar).
hournère, le fournil, pièce où se trouve (ou se trouvait) le four à pain (la hornèra).
Mèyt, maie, grande auge, pétrin (la mèit).

Si vous voulez en savoir plus :

www.amicale-genealogie.org
www.aubertin.fr
bonnut.voila.net

 

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